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Heva Pulse

VivaLaVulva · app iPhone, en test

Tu ne l'inventes pas. Maintenant tu peux le montrer.

Une mycose qui revient. Une cystite de plus. Une vaginose qu'on croyait finie. Une douleur qui ne s'explique pas. VivaLaVulva est un carnet pour ce qui revient : tu notes en dix secondes, et la suite de tes épisodes devient un dossier daté, avec tes mots, que tu peux montrer.

Ce qui revient, et que personne ne garde

Chaque épisode est traité comme le premier. Un examen, une ordonnance, et la fois suivante, tout repart de zéro. La suite, elle, n'est notée nulle part : ni dans un dossier, ni dans un logiciel, souvent même plus dans ta mémoire.

Ce n'est pas un défaut de ta part. Personne n'a toutes les informations, à aucun bout de la consultation. Seulement un tiers des femmes qui achètent un traitement contre la mycose en pharmacie ont une mycose (Ferris 2002), et à l'examen, les soignants détectent 57 % des mycoses et 77 % des vaginoses (Schwebke 2018). Et après une consultation, on oublie jusqu'à 80 % de ce qui a été dit (Kessels 2003).

Or ces épisodes reviennent. 58 % des femmes traitées pour une vaginose ont une récidive dans l'année (Bradshaw 2006). Entre un quart et un peu moins de la moitié des femmes ont une nouvelle infection urinaire dans l'année qui suit une première : 26,6 % à six mois et 44 % à douze mois dans deux cohortes prospectives (Foxman 1990) (Ikäheimo 1996). Ce qui manque, c'est la série. C'est ce que garde l'app.

Ce que tu y notes, et ce que ça devient

Un bilan d'un geste

Les jours où tu en as envie. Aucune série à tenir, aucun rappel quotidien.

L'épisode, du premier signe à la fin

Ce que tu as remarqué avec tes mots, ce que tu as pris, ce que le rendez-vous a donné, ce que l'examen a dit, comment ça s'est terminé.

Tes soins, datés

Traitements, rendez-vous passés et examens, chacun à sa date, reliés à un épisode quand tu le décides.

Un résumé à montrer

Clair, daté, à imprimer ou à envoyer avant un rendez-vous. Il décrit ce que tu as noté, rien de plus.

Un partage que tu décides

Avec une personne que tu choisis, sur ce que tu choisis. Tu le retires quand tu veux, en silence.

Tout exporter, tout supprimer

À tout moment, gratuitement, pour toujours.

Ce qu'elle ne fera jamais

  • Te dire ce que tu as.
  • Chercher une cause, classer tes comportements ou te désigner un déclencheur.
  • Te comparer à d'autres femmes.
  • Qualifier ton corps, ou passer outre ce que tu notes.
  • Calculer une fenêtre fertile ou servir de contraception.
  • Te pousser à revenir : ni série, ni badge, ni « ça fait trois jours ».

Pourquoi on la construit, et pourquoi on a besoin de toi

Par des femmes, pour des femmes. VivaLaVulva existe parce que le récit des femmes sur leur propre corps passe trop souvent après un test, une bandelette ou une supposition. Le but est simple : que tu reprennes la main sur ton histoire de santé intime, avec un outil qui te croit et qui ne parle jamais à ta place.

La science sur ces sujets est incomplète, et on le dit. Les registres de santé enregistrent ce qui est codé, pas ce que vivent les femmes : pour l'endométriose, on compte 22,3 millions de cas documentés dans le monde, quand l'OMS en estime environ 190 millions (le premier chiffre est un décompte, le second une estimation) (Urazbayeva 2026). Un carnet tenu par des femmes, épisode après épisode, contient ce qu'aucune base de données médicale ne contient.

Et on reste honnêtes sur ce qu'on ne sait pas. Personne n'a encore étudié si tenir un carnet comme celui-ci améliore la prise en charge. On pense que ça doit l'être. Ce qu'on sait, c'est que les femmes qui apportent un relevé s'en servent pour se faire entendre, et que les conflits documentés avec les soignants viennent des apps qui interprètent et conseillent, pas de celles qui enregistrent (Sheridan Clay 2025). VivaLaVulva enregistre.

On a besoin de toi pour la faire juste. L'app a été construite avec des femmes qui vivent ces épisodes. Il en faut beaucoup plus : pour trouver les mots qui manquent, les écrans qui gênent, ce qui compte vraiment le jour du rendez-vous. Tester prend le temps que tu veux bien lui donner, et c'est la façon la plus directe de changer l'outil que d'autres femmes utiliseront après toi.

Tester l'app, concrètement

Il te faut un iPhone sous iOS 18 ou plus récent, avoir 18 ans ou plus, et lire le français. Laisse ton prénom et ton email : on t'envoie tout de suite les étapes, puis ton invitation dès qu'une place est prête.

Ton email sert à t'envoyer l'invitation et les étapes, puis à recueillir tes retours pendant le test. Rien d'autre, et tu peux demander ton retrait à tout moment.

Ce qui se passe ensuite

  1. Un email de notre part, avec les étapes à suivre.
  2. Tu installes TestFlight, l'app gratuite d'Apple pour les versions de test, depuis l'App Store.
  3. Un email d'Apple t'invite à tester. Tu l'ouvres sur ton iPhone, tu touches « Afficher dans TestFlight », puis « Accepter » et « Installer ». Sur ton écran d'accueil, l'app s'appelle pour l'instant Flare, son nom de travail.
  4. Tu l'utilises comme tu veux, sur ta vraie vie ou juste pour voir.
  5. Tu nous dis ce qui ne va pas : une capture d'écran dans l'app, TestFlight propose de l'envoyer avec un mot, ou une simple réponse à notre email.

Ce qu'on te demande en particulier : les mots qui manquent quand tu notes, ce qui t'a surprise dans le partage, et ce qui t'aurait servi le jour d'un rendez-vous.

TestFlight est un service d'Apple : pour t'inviter, nous lui donnons ton email. Ce que tu notes dans l'app, lui, ne nous parvient jamais.

Questions fréquentes

+Est-ce que l'app me dit ce que j'ai ?

Non, jamais. Elle garde ce que tu notes et te le montre tel quel. Une étude a montré que seulement un tiers des femmes qui achètent un traitement contre la mycose en pharmacie ont une mycose, et qu'à l'examen, les soignants eux-mêmes détectent 57 % des mycoses : deviner à partir de symptômes se trompe souvent, pour tout le monde. Le carnet sert à montrer, pas à deviner.

+Pourquoi l'app ne cherche-t-elle pas la cause de mes mycoses ou de mes cystites ?

Parce qu'un calcul fait sur ton propre carnet te désignerait une coupable, et que la coupable, ce serait toi. Les femmes qui vivent des infections à répétition cherchent déjà, seules, ce qu'elles ont fait de travers. Le carnet garde les dates et les circonstances que tu notes. Les rapprocher, c'est une conversation avec une soignante, pas un verdict d'algorithme.

+Qui peut lire mon carnet ?

Personne d'autre que toi, sauf une personne que tu choisis, sur ce que tu choisis. Ton carnet reste sur ton téléphone. Quand tu partages, il est chiffré sur ton téléphone avant de partir, la clé voyage dans le lien et jamais sur notre serveur, et tu retires le partage quand tu veux, sans que personne ne soit prévenu. Il n'y a pas de compte, et l'app ne contient aucun outil de mesure d'audience ni de publicité.

+C'est gratuit ?

Pendant le test, oui, entièrement. Le modèle de la version publique n'est pas encore décidé. Deux choses resteront gratuites quoi qu'il arrive : exporter tout ton carnet, et tout supprimer.

+Et si je n'ai pas, ou plus, de cycle ?

Tout fonctionne pareil. Le cycle est un fond, si tu en as un. Les épisodes, les soins et le résumé n'en dépendent pas, ce qui compte aussi après la ménopause : la sécheresse, les douleurs pendant les rapports et les infections urinaires à répétition, que la médecine regroupe sous un seul nom, le syndrome génito-urinaire de la ménopause.

+Pourquoi réservée aux adultes ?

Parce qu'un espace à part, si tu l'actives, permet de noter ta vie sexuelle avec des mots précis. Tout le reste de l'app parle de santé, sans image.

+Qui est derrière VivaLaVulva ?

Une petite équipe, en France, au sein de Heva Pulse, le studio d'apps de la SARL Pitsana. L'app a été construite avec des femmes qui vivent ces épisodes : quatre d'entre elles ont relu, mot par mot, le vocabulaire de l'app en septembre 2026.

Sources

  1. Ferris et al. (2002), Obstetrics & Gynecology 99(3):419-425. 95 femmes achetant un antifongique en pharmacie, examinées à l'achat. PubMed
  2. Schwebke et al. (2018), Journal of Clinical Microbiology 56(6):e00252-18. 1 677 femmes, diagnostic clinique comparé à une référence validée. PubMed
  3. Kessels (2003), Journal of the Royal Society of Medicine 96(5):219-222. Revue des études sur la mémoire des informations médicales. PubMed
  4. Bradshaw et al. (2006), Journal of Infectious Diseases 193(11):1478-1486. Cohorte prospective, 139 femmes suivies 12 mois après traitement. PubMed
  5. Foxman (1990), American Journal of Public Health 80(3):331-333. 113 femmes suivies six mois après une première infection urinaire. PubMed
  6. Ikäheimo et al. (1996), Clinical Infectious Diseases 22(1):91-99. 179 femmes suivies 12 mois après une cystite à E. coli, en soins primaires, en Finlande. PubMed
  7. Urazbayeva et al. (2026), Journal of Clinical Medicine 15(12):4583. Revue de 52 revues systématiques sur l'endométriose. PubMed
  8. Sheridan Clay et al. (2025), Reproductive Health 22. Revue systématique qualitative, 29 études. PubMed
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Cette page informe, elle ne soigne pas. Elle ne remplace ni un examen ni une consultation. VivaLaVulva n'est pas un dispositif médical : l'app ne pose pas de diagnostic et ne dit jamais ce que tu as. En cas de fièvre, de douleur dans le dos ou le côté, de sang dans les urines, ou si tu es enceinte, consulte sans attendre.

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